20 février 2022 ~ 0 Commentaire

Saint-Pierre-Quiberon inscrite dans la liste des communes exposées à l’érosion côtière

 

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En janvier 2020, des fragilités avaient été détectées sur les falaises de la Côte sauvage, entraînant la fermeture de la plage située au-dessous. (Archives Le Télégramme)

Saint-Pierre Quiberon reste inscrite sur la liste des communes exposées à l’érosion côtière. Une inscription qui s’accompagne d’obligations sur l’urbanisme.

Saint-Pierre-Quiberon a été inscrite dans la liste des communes exposées à l’érosion côtière. Cette liste s’intègre à la loi Climat et résilience d’août 2021 et vise à adapter les territoires à l’évolution du trait de côte, due au dérèglement climatique. Les élus ont eu à se prononcer sur cette inscription, mardi 15 février, en conseil municipal.

« Nous avons eu une conférence avec le préfet et les services de l’État sur ce sujet, a expliqué la maire, Stéphanie Doyen. Nous sommes une quinzaine de communes concernée sur le secteur, dont Quiberon. Rester sur cette liste entraîne des contraintes, mais comment argumenter pour nous retirer. Nier l’érosion côtière serait manquer de lucidité ».

Délimiter des zones à un horizon entre 30 et 100 ans

La loi va faire obligation aux communes concernées d’intégrer les risques dans leurs documents d’urbanisme. Un document graphique devra délimiter les zones exposées à 30 ans et à un horizon compris entre 30 et 100 ans. Seuls pourront être autorisés les travaux de réfection des constructions existantes, ainsi que les constructions ou installations nouvelles exigeant la proximité immédiate de l’eau, à condition qu’elles soient démontables.

Dans les zones exposées à un horizon compris entre 30 et 100 ans, seront obligatoires la démolition de toute construction nouvelle, à compter de la date d’entrée en vigueur du PLU intégrant ces zones, ainsi que la remise en état du terrain aux frais de leur propriétaire.

Manque d’informations

Si de nombreux élus ont évoqué le manque d’informations et le flou dans la mesure où le décret n’est pas encore sorti, la maire a avancé des arguments financiers : « Nous serons subventionnés à 80 % par l’État. Si nous nous retirons aujourd’hui et que nous sommes contraints ensuite de faire toutes les études serons-nous toujours autant financés ? ». Marine Jozan, Valérie Lucas et Katel Jossic se sont abstenues au moment du vote.

Lu dans le Telegramme

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