22 août 2019 ~ 0 Commentaire

Pêche à pied : les bons et mauvais gestes

Natpeche1    Activité facilement accessible, la pêche à pied doit se pratiquer en tenant compte de certaines règles. Voici quelques conseils pour adopter les bons gestes… et éviter d’abîmer l’estran sur son passage.

Sympathique, l’idée d’une après-midi pêche à pied pour profiter de ses vacances en bord de mer. Si l’activité est facilement accessible, elle doit se pratiquer en suivant une réglementation précise. Ronan Pasco, chargé de mission Mer et Littoral au Parc naturel régional du golfe du Morbihan, émet quelques recommandations. La première : « bien se renseigner pour savoir si la zone où l’on souhaite pêcher est autorisée et ouverte. Certains coins sont autorisés mais peuvent être temporairement fermés pour des raisons sanitaires ». Pour lui, l’information est de taille. « À cause d’une pollution ponctuelle, certains virus peuvent être tenaces. Au minimum, on s’en sort avec une grosse gastro. D’autres personnes se sont déjà retrouvées à l’hôpital ou touchées par une paralysie ». Pour se renseigner, le site Pêche à pied responsable identifie les différentes zones via un jeu de couleur.

Pêcher pour son besoin familial

Sur la presqu’île de Quiberon, côté baie, on peut pêcher palourdes, crevettes, coques et parfois des huîtres, « même s’il y en a moins qu’avant ». Chaque année, des quotas de quantité sont définis sur le littoral. « En baie de Quiberon, on peut pêcher 150 palourdes par pêcheur et par jour, ce qui est déjà gigantesque, constate Ronan. Nous conseillons de pêcher pour son besoin familial. Si 60 palourdes suffisent à faire un bon repas, pas besoin de pêcher le reste pour qu’il finisse à la poubelle ».

La taille des coquillages et des crustacés est également réglementée dans le souci de garantir la bonne reproduction des espèces. Une palourde peut être pêchée si elle fait au minimum quatre centimètres. Une crevette, trois centimètres. Pour ceux qui n’auraient pas le compas dans l’œil, le réseau Littorea, réunissant une vingtaine de parcs et sites littoraux français, a mis en place un système de réglettes. « Ces outils montrent les photos à taille réelle des coquillages pouvant être pêchés. Sur place, il n’y a plus qu’à comparer ».

 

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Afin de protéger la biodiversité, il est important de vérifier la taille des coquillages, afin de savoir si l’on peut les pêcher ou pas. (Photo d’archives Le Télégramme)

Une biodiversité sensible

« Toutes les techniques de pêche ne sont pas non plus valables », poursuit Ronan. Le râteau, interdit mais souvent utilisé des pêcheurs non avertis, ravage tout sur son passage puisqu’il déloge de nombreuses espèces et perturbe la biodiversité installée dans le sable. À l’échelle des milliers de pêcheurs qui investissent la côte chaque année, l’effet est dévastateur. « La meilleure méthode reste la pêche au trou, conseille le professionnel. Les palourdes s’enfouissent dans des petits trous généralement très proches l’un de l’autre. On peut utiliser une grande cuillère ou un couteau pour les récupérer ». Autre indication essentielle concernant cette fois-ci la pêche au crabe : « il faut toujours veiller à reposer le caillou dans le sens où on l’a soulevé. On trouve 180 espèces sur la face cachée d’un caillou, côté vase. Elles sont invisibles à l’œil nu mais participent toutes à la chaîne alimentaire. Si on laisse cette face au soleil, il faudra deux ans pour qu’elle soit de nouveau colonisée ».

Pratique
Renseignements sur la pêche à pied responsable www.pecheapied-responsable.fr et www.pecheapied-loisir.fr

©Article et photo : Le Télégramme

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