11 février 2019 ~ 0 Commentaire

Grand débat. Une ministre pour parler transports

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Pour le deuxième Grand débat organisé à Quiberon, vendredi soir, une ministre avait fait le long déplacement vers la presqu’île pour parler transports, mais aussi économie d’énergie. Invitée par le député de la circonscription, Jimmy Pahun, la ministre chargée des Transports, Elisabeth Borne, a accepté de se joindre à l’assemblée. Une centaine de personnes était présente pour échanger sur le thème de la « Transition écologique, transports et mobilités ».

Si l’objectif du Grand débat est d’aboutir à des propositions d’actions concrètes destinées à améliorer le quotidien de tous, les interventions des nombreux participants ont pourtant pointé du doigt surtout des particularités du territoire. La présence des îles, la saisonnalité, l’enclavement de la presqu’île et la grande question de l’avenir du Tire-bouchon. Transformer les revendications particulières en projets collectifs, sera donc le challenge. Elisabeth Borne a entendu parler de concret, et a pris bonne note avant d’évoquer le projet gouvernemental « de prendre en compte les différenciations régionales ». Les échanges ont été le plus souvent argumentés et c’est preuve à l’appui qu’un intervenant a dénoncé les quatre heures nécessaires pour rallier Nantes depuis Quiberon en transport en commun.

La ministre observera l’évolution du Tire-bouchon

L’harmonisation des réglementations européennes a également été demandée par un transporteur, alors qu’un salarié de la Brittany-Ferry a témoigné des efforts de son entreprise pour passer sa flotte au gaz naturel liquéfié (GNL).

« J’ai bien entendu l’importance du Tire-bouchon », a souligné la ministre, suite beaucoup aux nombreuses interventions portant sur les difficultés de l’axe Auray-Quiberon. « Le Tire-bouchon, il ne fonctionne que deux mois par an, c’est 140 à 150 000 voyageurs qui utilisent ce train uniquement pour deux mois et quatre week-ends. Imaginons ce que cela pourrait donner si ce train pouvait fonctionner avec un cadencement (façon d’exploiter le réseau) toute l’année », a ainsi proposé un ancien cheminot, émettant une hypothèse : « Un train hydrogène, qui pourrait circuler avec des voyageurs, des marchandises, dès le matin pour permettre aux salariés qui travaillent sur la presqu’île ou sur les îles… En Bretagne, le transport sur marchandises ne représente qu’1 %. Il y a un réel problème ». Auray Quiberon Terre Atlantique en a conscience. Une étude est en cours. Elisabeth Borne a pu échanger sur le sujet avec Philippe Le Ray, président d’Aqta : « Il faut avoir d’autres solutions que la voiture individuelle. Des études sont lancées dans laquelle il faudra songer à des trains à hydrogène. Cela peut coûter très cher de réhabiliter une voie ferrée. On n’est peut-être pas obligé de la réhabiliter à l’identique. C’est une question qui se pose sur toutes les petites lignes en France. Il y a sans doute d’autres scénarios que de les remettre en état à l’identique ou de les fermer. Je suis très intéressée et je vais suivre l’étude qui a été engagée sur le Tire-bouchon ». L’importance de la gare d’Auray et d’une bonne coordination entre les moyens de transports a été soulevée.

La solution negaWatt ?

L’intervention d’un membre de l’association des Lucioles-La Ria en transition, qui prône l’approche « négaWatt », qui consiste d’abord à réduire les besoins par la sobriété dans les usages individuels et collectifs de l’énergie, a permis d’élargir les débats sur la mixité énergétique envisageable. « L’important est de savoir quel mix énergétique on va choisir pour demain ? Si on arrive demain à arrêter de dépenser 180 millions d’euros, rien que sur le territoire d’Aqta, ce sera déjà une belle victoire. Mais pour cela, il faudrait un plan massif d’investissement ».

info Le Télégramme

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