17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

Éoliennes flottantes – Inquiétudes – 180 mètres au dessus de l’eau

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Les éoliennes, d’une hauteur de 180 mètres au-dessus de l’eau et d’une masse de 11.400 tonnes, seront constituées à leur base de quatre colonnes cylindriques en acier, assurant la flottabilité, et d’une embase en béton assurant la stabilité. Image: Image de synthèse DCNS – GE.

Suite à la réunion publique de présentation du projet de construction d’une ferme éolienne flottante entre Groix et Belle-Ile, qui a eu lieu mardi 11 avril à Quiberon, Claire Ferras Douxami, la vice-présidente de la Fédération des associations de protection de la baie de Quiberon et du Grand site Dunaire, espère une mobilisation de la population : « Nous ne sommes pas opposé aux énergies renouvelable, mais nous demandons que les éoliennes soient plus éloignées des côtes ! »

« Plus éloignées de la côte »

L’emplacement des éoliennes avait été validé en 2014 par la Conférence Régionale Mer et Littoral de Bretagne, puis par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le choix avait été fait car le secteur est représentatif des conditions de mer de l’essentiel du marché mondial pour l’éolien flottant. Les infrastructures existent dans le Grand Ouest pour accueillir les activités de construction, d’assemblage et de maintenance. Eolfi et RTE, les porteurs du projet insistent sur la concertation. Des propos que Claire Ferras-Douxami ne valide pas : « Aucune des associations de la presqu’île, ni des communes du grand site dunaire n’a été sollicitée.

Pourtant le site de Kerhellegant, situé à Plouharnel, a finalement été choisi, et validé par le préfet. Nous avons des territoires attractifs, il ne faudrait pas les dénaturer en installant des éoliennes si proches de nos côtes. Tient-on compte de la protection des sites Natura 2000, qu’en sera-t-il du label grand site de France ? Les photos montages que l’on nous présente minimisent l’impact visuel. Nous ne sommes pas hostiles à ce projet, mais nous demandons que les éoliennes soient plus éloignées de la côte ».

Appel à la mobilisation

Pour la fédération des associations, l’argument d’Eolfi, qui explique que la position est un compromis entre le souhait de ne pas trop impacter le paysage et la simplicité pour la maintenance, ne tient pas. « On nous dit que ces éoliennes représentent une ferme pilote mais que les projets finaux seront plus éloignés, ajoute la vice-présidente. Il serait donc beaucoup plus judicieux de faire des essais en condition réels. De plus aujourd’hui on nous parle de quatre éoliennes mais qui nous assure que ce chiffre ne changera pas ». La fédération veut donc mobiliser la population avant que le projet ne soit définitivement celé. « Si l’opinion publique se réveille, on peut faire des merveilles ».

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